Saint Jacques de CompostellePour les non sportifs, elle constitue également une sorte de défi envers soi-même, car il ne s’agit pas d’une simple promenade si on veut la mener jusqu’au bout. Il faut savoir toutefois que rien ne vous oblige à effectuer la totalité du parcours : il est tout à fait possible de parcourir le chemin de Compostelle en plusieurs parties, au gré de vos disponibilités et de vos compétences physiques.

Les itinéraires :

Quatre chemins principaux partent de France pour rejoindre l’axe espagnol : un se situe au départ de Tours, le second à Vézelay, le troisième au Puy et le plus au sud démarre à Arles. Trois de ces voies se rencontrent à Saint-Jean-Pied-de-Port avant de franchir la frontière, et la plus méridionale les rencontre en Espagne, pour n’en former plus qu’une, à partir de Puente la Reina, jusqu’à Santiago.

Il existe bien entendu des voies secondaires qui rejoignent celles-ci et qui ont été décrites avec soin et précision par des associations jacquaires, afin que les pèlerins ou les simples voyageurs possèdent des repères précis. Vous pourrez toujours vous y reporter en cas de nécessité. Quoi qu’il en soit, sachez que la totalité de chaque chemin, à partir d’une des villes citées ci-dessus, jusqu’à Compostelle, représente environ 1500 kilomètres…

La préparation :

Que vous partiez seul ou accompagné, vous ne serez jamais solitaire car la route de Compostelle est une occasion permanente de rencontres. A vous de savoir si vous souhaitez vous immerger dans cet esprit de convivialité, ou bien préserver un lien avec le monde extérieur grâce à la présence d’un ami ou d’un membre de votre famille.

Il vous faut prévoir en moyenne cinq heures de marche par jour, mais votre rythme peut être modifié par les conditions extérieures, le climat en particulier : c’est pourquoi le printemps et l’automne sont les saisons les plus conseillées, car les plus propices à la marche, sans chaleur ni froid excessifs.

Randonnée sur les chemins de Saint JacquesVous pouvez prévoir votre propre équipement pour dormir (tente, duvet) mais le plus économique, tant d’un point de vue financier que physique, reste l’ensemble des établissements réservés aux pèlerins, qui jalonnent le chemin, et où vous pouvez aussi vous restaurer. A condition d’y trouver de la place !

En ce qui concerne le matériel, les amateurs de randonnée ne seront pas pris au dépourvu : pour les autres, privilégiez des chaussures confortables et étudiées pour la marche, prévoyez un sac à dos d’un volume adapté, des vêtements légers et chauds, des sandales pour les pauses du soir, un éventuel bâton de marche. N’oubliez pas une gourde, un chapeau, des lunettes, une protection solaire, une petite trousse à pharmacie, une carte.

Au cours de votre voyage, pensez à avoir une bonne alimentation, en particulier un petit déjeuner assez copieux, et veillez à avoir des apports énergétiques au cours de la journée ainsi que des sucres lents au repas du soir. Vous devrez aussi vous hydrater suffisamment pendant la journée.

Enfin, pour ceux qui ne veulent pas ou ne peuvent pas envisager de porter un bagage lors de ce voyage, sachez qu’il existe une solution fort sympathique : se faire accompagner par un âne… Mais vous pouvez aussi opter pour des bagages à roulettes spécialement étudiés, le Carrix ou le Wheelie.

Le voyage :

Impossible de décrire les différents trajets, tous différents selon les régions qu’ils traversent. La via Turonensis venue du Nord, qui passe par la tour Saint-Jacques à Paris, ne ressemble évidemment en rien à la via Lemovicensis, qui part de Vézelay et traverse Limoges, ni à la via Podensis, originaire du Puy et qui fait halte à Cahors. Encore moins à la via Tolosana, qui vient D’Arles et caracole dans tout le sud de la France avant de franchir Toulouse, puis le col du Somport.

Côté espagnol, les 735 kilomètres à parcourir sont balisés tout du long d’une coquille jaune, symbole de Compostelle. Vous y découvrirez de nombreux monuments, de superbes monastères, des cathédrales, des chapelles, au gré des villages traversés qui tous possèdent leur charme propre et leur attrait particulier. Après la Navarre et l’Aragon, vous arpenterez la Castille, le León et la Galice, avec des étapes à Burgos et sa somptueuse cathédrale, puis au milieu des églises magnifiques de Castrojeriz, auprès du monastère de San Miguel de Escalada, et enchainant avec la traversée des monts du León, puis le village de Cebreiro à 1300 mètres d’altitude, pour ne citer que quelques points de repères parmi des centaines.

L’arrivée à Santiago est évidemment un moment fort, autant parce qu’elle représente votre objectif que parce qu’elle est chargée de symboles et de spiritualité. La basilique constitue le but de votre marche si vous êtes croyant, mais elle est aussi un chef d’œuvre d’art roman, enrichie au cours des siècles d’ornements baroques, et dont les chapelles abritent des peintures couvrant une vaste période.

Il y a fort à parier que cette expérience restera pour vous inoubliable, et sans doute à plus d’un titre…

Pays et régions traversées :

La France
L'espagne et plus particulièrement la Galice