nice1.jpgQue voir et que faire

La basilique Notre-Dame : située sur l’avenue Jean Médecin, la basilique fut bâtie à la fin du 19ème siècle dans un style néogothique, avec deux tours de 25 mètres de haut, dominant une large rosace où sont représentées des scènes de l’Assomption, et trois porches. Entre les deux tours, on voit une statue de la Vierge, et une autre se trouve devant la rosace. De nombreux très beaux vitraux en décorent l’intérieur répartis dans un ensemble de 19 chapelles, qui sont les œuvres de trois maitres-verriers différents.

L’ancien Hôtel Régina : construit sur la colline de Cimiez, cet hôtel de luxe a fonctionné de 1897 à 1935, et est devenu aujourd’hui un immeuble d’habitation. Son immense façade reflète parfaitement les goûts décoratifs de la belle Epoque, avec ses ornements en stuc, ses coupoles, ses marquises de verre. L’intérieur possédait des équipements modernes, ascenseurs et chauffage central, éclairage électrique. En face de l’hôtel, on accédait à un jardin par une passerelle en métal et marbre, où on trouvait une végétation tropicale, des pelouses et une serre, dont il reste peu de choses aujourd’hui. On peut toutefois y admirer la statue de la reine Victoria, en marbre blanc.

Le cadran solaire : il se trouve sur la corniche du quai Rauba Capeu, reliant la Promenade des Anglais au port, à l’est. Si vous vous placez au centre du cadran, votre ombre portée indiquera l’heure qu’il est. On y admire également une très belle vue sur toute la baie, la ville et la Promenade des Anglais.

Le cours Saleya : zone piétonne au cœur du vieux Nice, c’était autrefois un parc, où les niçois et les touristes flânent aujourd’hui en parcourant le marché aux Antiquaires et le marché aux Fleurs et aux légumes, entre les édifices ocre à l’architecture baroque, les cafés et les restaurants. Toujours très animé, on y trouve aussi le marché artisanal après 18 heures, et en soirée de nombreux bars proposent des animations ou des concerts.

La chapelle de la Miséricorde : elle est bâtie sur le cours Saleya, et on la considère comme LE chef d’œuvre d’art baroque de la ville. Construite entre 1747 et 1770, d’après les plans de Vittone, son architecture s’est pliée à un espace très limité, et l’église fut posée au-dessus du couvent. A l’intérieur, sa nef elliptique est bordée de chapelles latérales semi-circulaires, et richement décorée de stuc et d’or, tandis qu’une fresque somptueuse recouvre le plafond de la coupole.

Le palais Lascaris : situé au cœur de la vieille ville, c’est un monument particulièrement remarquable du baroque civil, avec ses salons décorés et son escalier imposant orné de fresques. Dans les appartements de l’étage, les fresques des plafonds représentent des scènes mythologiques. Il fut d’abord la résidence de la famille Lascaris-Vintimille, puis classé monument historique et transformé en musée après sa restauration. Il abrite une collection de tapisseries d’Aubusson et des Flandres, des peintures et sculptures, des objets et mobiliers des 17ème et 18ème siècles, et une très belle collection d’instruments de musique savante européenne.

La place Garibaldi : c’est la plus ancienne grande place de la ville, et elle jouxte le vieux Nice, au nord, dans le quartier du port. Elle forme un vaste rectangle dont le revêtement est différent selon les endroits : lames de pierres grises au centre, dallage en basalte en périphérie, et des chênes verts et des albizias en composent la végétation. Au centre se dresse la statue de Garibaldi encadrée d’un grand bassin. La place elle-même est entourée d’immeubles à arcades, abritant commerces, cafés et restaurants, et des trompe-l’œil en décorent toutes les façades en respectant parfaitement ce que l’on pouvait y voir au 17ème siècle.

La promenade des Anglais : lieu emblématique de la ville, c’est à elle que Nice doit sa réputation internationale. Elle suit la courbe de la Baie des Anges, et doit son nom à Lewis Way, l’Anglais qui fut à l’initiative de sa construction en 1820. Incontournable pour les visiteurs d’aujourd’hui, la Prom’, comme on l’appelle, sert de cadre aux joggers et aux fans de roller, et une piste cyclable la longe, qui est le moyen le plus rapide pour traverser la ville dans le sens est/ouest ou inversement. On y admire aussi selon les saisons le défilé du Carnaval ou les batailles de fleurs.

Le port : on le nomme aussi port Lympia, du nom de la source qui se jetait dans un petit lac de la zone où commencèrent jadis les travaux de construction du port. Premier port cimentier du pays, il est aussi un abri pour les plaisanciers et les pêcheurs, et assure une liaison permanente avec la Corse grâce aux compagnies SNCM et Corsica Ferries. Tout autour, on peut admirer les édifices du 18ème à l’architecture génoise, l’église Notre-Dame du Port, et l’imposant escalier sur le quai Cassini.

Le M.A.M.A.C : Le Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain offre une architecture originale et accueille des collections importantes des mouvements des années 60 à nos jours, comme Niki de Saint-Phalle ou Andy Warhol, mais aussi de passionnantes expositions temporaires.

Le musée Matisse : Abrité dans une villa génoise du 17ème dans les jardins de Cimiez, ce musée offre un témoignage du parcours de la vie du peintre et de son évolution artistique, au travers de peintures et de gouaches, de dessins, de gravures et de sculptures, mais aussi de livres illustrés, de photos et d’objets qui ont appartenu à l’artiste. Une approche intimiste de l’homme et de son œuvre.



Activités à pratiquer

nice2.jpgFaire une visite guidée à pied dans le cœur de la ville, avec des commentaires qui vous la feront découvrir, de l’époque grecque jusqu’à aujourd’hui, au gré des églises et des marchés, et à partir d’anecdotes autour de personnages célèbres.

Essayer une balade en cyclopolitain, un tricycle électrique conduit par un cyclonaute expérimenté.

Visiter la Crypte Archéologique, une vaste salle souterraine de 2000 m2, juste sous la place Garibaldi, et comparable à celle du Louvre à Paris, où approcher 5 siècles d’histoire entre le Moyen Age et aujourd’hui.

S’enfoncer dans la grotte du Lazaret, au pied du Mont-Boron, qui date du Paléolithique inférieur et fut une halte de chasse pour les anténéanderthaliens, il y a au moins 130 000 ans.

Emprunter le sentier du Cap de Nice, au départ du boulevard Franck Pilatte jusqu’au jardin Félix Raynaud, si la mer est calme (trop dangereux autrement).

Passer un moment de paix dans le parc de la colline du Château, tout particulièrement s’il fait chaud et que vous avez besoin d’un petit moment de fraicheur offert par sa cascade et ses sous-bois, et qui permet en outre une très belle vue sur la ville et la Baie des Anges.

Se dépayser au parc Phoenix, à l’ouest de la Prom’, avec ses 7 hectares où se côtoient 2500 espèces végétales, un lac, une centaine d’oiseaux, une serre offrant 6 climats tropicaux différents, des caïmans, des iguanes et des lémuriens…

Ne pas rater non plus si vous en avez l’occasion les différents évènements de la ville comme le Carnaval en février, mais aussi le Festival de Jazz en juillet, la Foire en mars, les Nuits Musicales en juillet et août, entre autres.

Transports

On peut accéder à Nice en avion grâce à son aéroport international, mais aussi par le train, et bien sûr en voiture par l’autoroute A8.

Dans la ville, bus et tramways forment un réseau dense, mais vous pourrez aussi louer un vélo en libre service avec le système Vélobleu, ou prendre un taxi.

Où loger

Il existe de nombreuses solutions d’hébergement à Nice, entre hôtels et chambres d’hôtes, locations meublées et auberges de jeunesse. Pour les petits budgets, l’auberge de jeunesse Les Camélias vous accueille en plein cœur de la ville dans une ancienne maison niçoise, située à 5 minutes de la Prom’ pour un tarif imbattable. Dans la catégorie 3 étoiles, l’hôtel Durante vous offre le charme désuet de ses chambres au style provençal, le calme de son jardin fleuri et la proximité de la ville pour un tarif abordable (environ 100 € la chambre double). Vous pourrez également trouver des appartements meublés à louer en centre-ville, par exemple un deux pièces à proximité de la place Masséna pour 120 € la nuit en haute saison.

Où manger

La cuisine niçoise est réputée pour ses différentes recettes, qui font souvent la transition entre l’Italie et la Provence : on y retrouve diverses spécialités (qui pour certaines sont universellement connues), comme la fougasse, la pissaladière, la soupe au pistou, la tapenade, le pan-bagnat, les beignets de fleurs de courgettes, les farcis, la ratatouille, la socca ou les ravioles. Ajoutons à cela un assaisonnement comme l’huile d’olive, un vin comme le bellet ou un dessert comme les oreillettes, et voilà de quoi vous mettre l’eau à la bouche ! Un exemple de restaurant à essayer pour déguster des plats régionaux pour un prix fort correct, Les Garnuches, rue Cassini, qui bénéficie du label Cuisine Nissarde. Et pour une cuisine plus gastronomique, L’Ane Rouge vous comblera avec ses plats à base de produits de saison préparés avec soin et une créativité pleine de saveur.

Sortir

Ville méditerranéenne, Nice vit aussi la nuit, et vous n’aurez aucun mal à dénicher discothèques et bars d’ambiance. Deux casinos vous proposent machines à sous et roulette, poker ou black jack, et l’un des deux possède même une salle de spectacle. Pour aller danser, plusieurs établissements émaillent la ville : l’Auberge de Cimiez accueille tous les âges et tous les styles de musique, le High Club privilégie une clientèle plus chic, le Kult programme les derniers tubes à la mode et sert une infinie variété de cocktails. A la belle saison, les bars de plage se taillent une belle part dans la vie nocturne, avec des soirées « live » comme à la Plage du Beau Rivage, des soirées thématiques au Régence Plage, les soirées avec DJ à la Plage du Voilier. De quoi ne pas vous coucher avant l’aube.



Shopping

Grands magasins et enseignes de luxe sont très présentes dans la ville, que ce soit dans les petites boutiques au fil des rues ou dans les galeries marchandes. Pour ceux qui veulent rapporter des souvenirs typiques de Nice, de nombreux endroits pourront vous satisfaire, en particulier autour du cours Saleya, et vers la place Garibaldi. Quelques exemples : la Brasserie artisanale de Nice, avec ses bières fabriquées entièrement sur place et à la main ; la boutique Alziari, pour son huile, ses olives, sa tapenade ; l’Atelier des Cigales, pour ses poteries, bougies, paniers ; la Maison Auer, qui fabrique chocolat et fruits confits depuis 1820 ; Gloveme, qui propose une collection artisanale de sacs en cuirs, gants et autres accessoires multicolores à des prix attrayants. Et ne négligez pas le marché à la brocante sur le cours Saleya, tous les lundis de 7 h à 18 h, où vous chinerez meubles et bibelots, ni son marché artisanal nocturne de mi-mai à mi-septembre, où trouver poteries, bijoux et peintures.